mardi, 17 janvier 2012

Un adieu...

 

Nathalie-par-Veronique-Generali.jpgPhoto Véronique Générali

Elle restera muette, les cendres répandues sur le jardin du souvenir, au gré du vent qui dispersera comme un ultime hommage, les saisons fertiles accrochées à la vie,  les petits grains semés et offerts au temps.

Elle refermera le livre un instant, elle tournera les pages de la mémoire, elle le sait, le jour propice à la chaleur des humanités conquises.

Elle aura comme une pluie ruisselante aux creux des yeux pour murmurer son ultime adieu.

mardi, 03 janvier 2012

ils oseront encore...

larme.jpgIls oseront encore, reprenant leur souffle, ils attendront le jour suivant de  l’an neuf l’âme embrouillée, les lacets noués au silence puisqu’ils n’ont rien à perdre, tout à rêver, tout à étreindre la ferveur à la fenêtre, les impossibles au balcon.

 

Ils oseront encore frôler le vent qui les emportera sur les rives des à venir ailes  déployées aux oublis, résistances aux tourmentes, loin des cacophonies destructrices.

samedi, 31 décembre 2011

2012

 

bonne annee.jpgIls auront envie d’y croire encore sous la lumière blafarde « oublier au seuil du ressassement éternel, leurs désespérances » que pour mieux protéger le survenir des fragiles confiances 

 

Ils auront envie de coucher les mots sur des lignes d’utopie de revêtir les jours nouveaux d’un peu de poésie pour fredonner

                                                                 BONNE ANNEE

 

jeudi, 29 décembre 2011

Apprendre....

DSC02327.JPGApprendre et désapprendre avant qu’ils ne puissent éteindre le feu des illusions, pour rêver d’autres printemps où frémissent les feuilles nouvelles.

Disperser les bonheurs froissés et attendre devant la porte close l’écho des saisons chaudes aux parfums de surprises.

Se poser peut-être sur un tapis de mousse au pied d’un arbre mort pour saisir ces petits riens, ces éclats de  lumière sur leur peau dénudée  qui en feront des hommes de mémoire à l’éveil.

 

lundi, 26 décembre 2011

Flottants...

DSC00005.JPG

Ils sont restés flottants, la pluie dehors, les  pleurs dedans.

Mais où vont-ils, ce grand vide à leurs pieds, cette absence profonde où se creusent autant de jamais que de pourquoi et qui les accompagnent dans une course folle aux éclats d’existence.

Quelle est cette soif à conquérir le temps à esquisser de nouveaux départs, quelle est cette peur aux imprévisibles combats ?

Ils vont apprendre leur a-t-on dit.

Apprendre que le vent fait éclore les inspirations des mendiants de douceurs, apprendre  que les  architectes d’espérances pourront un jour dessiner un monde d’aplomb ?

lundi, 19 décembre 2011

Ils ne se doutaient pas...

musee d'art moderne 133.jpgIls se prenaient pour des poètes en survolant les voiles de brume, déposant sur les lignes, leurs émotions sans faux fuyants à la plume d’argent.

Ils ne savaient  pas que l’éveil se dresserait à la couleur du sang et que les larmes creuseraient des sillons boueux.

Ils chantonnaient des vers, tourbillonnaient pieds nus dans des danses joyeuses, le regard enguirlandé de songes, les cheveux emmêlés, les lèvres affriandées.

Ils ne se doutaient pas qu’il faudrait se tenir à l’envers pour une course effrénée  les chevilles entravées, ballotés au rythme des défaillances.

Ils avançaient confiants dès le lever du jour  propulsés au devant, le cœur rempli de chimères.

Ils ne se doutaient pas de l’imposture entre l’ombre ou l’exil par delà l’infini désordre du monde.

samedi, 17 décembre 2011

Ils savaient pas encore...

Femme2.jpgIls étreignaient le vide poussés par le souffle des heures bleues et déployaient leurs ailes aux rêves vacillants. 

Ils traçaient la route dans la ferveur sauvage,  les emportant naïfs à la force de leurs  humanités jusqu’à la clarté révélée.

Ils savaient pas  encore la dureté de certains hivers, la férocité des combats et la blessure profonde.

Ils pensaient trouver l’or au creux des sourires des hommes au cœur des  sagesses  battant la douceur des espoirs satins.

Ils pensaient trouver la main caressant la peau aux éclats de demain, les visages esquissés aux contours de l’amour...   

 

vendredi, 09 décembre 2011

ils s'inventaient...

images.jpgIls courtisaient le temps  sur des châteaux de cartes à s’inventer des paradis blancs loin des combats de sang.

Ils construisaient l’ardeur à la croisée des routes sans ombre et sans vertige pour une poignée d’étoiles comme unique fortune.

Ils suspendaient leur cœur au ravissement du vent et repartaient sereins à la tombée du jour.

Ils s’inventaient un monde entre  le ciel et la terre où le jeu se dessine à la craie de l’enfance sans gagnant ni perdant.

mardi, 06 décembre 2011

Et pourtant...

et pourtant.jpgEt pourtant ils avançaient toujours, ils poursuivaient cette route tracée aux traverses  de hasard,  en équilibre instable. Ils se disaient que leur choix n’en était pas vraiment un, que leur regard se perdrait dans un exil involontaire, exil à tout rompre, illusions et éveils dérisoires.

A l’origine ils marquaient leurs empreintes  dans  la terre fertile des  émotions vives. Ils  traçaient leurs désirs   d’une écriture cursive  prometteuse des à venir.

A l’origine ils ne craignaient pas le vent, l’orage qui grondait derrière leurs paupières ni la vague déferlant sur le rivage désert.

Ils pataugeaient dans les mares de l’enfance, se fondaient aux gouttelettes d'insouciances irisées à la lumière du soleil.

Les cris couvraient leur corps de mélodies joyeuses  n’entravant pas l’envol des oiseaux en partance.

dimanche, 04 décembre 2011

Ils espéraient...encore

mains ouvertes.jpgIls espéraient rompre le rythme des tourments qui  martèle l’esprit comme des  coups à la porte d’un ciel sans étoile.

 Ils croyaient supporter les rafales glaciales  infiltrant leur corps  dressé aux espoirs  enchanteurs.

Ils pensaient  que les moments de  fêtes  s’improvisent à la  fenêtre  des survivances intactes, au  seuil des innocences  où les mains pleines s’ouvrent aux promesses et à l’ivresse féconde.

Ils espéraient enfanter des saisons aux couleurs pastelles sur un drap blanc lavé des chagrins et des regrets...

mercredi, 30 novembre 2011

Ils espéraient....

imagesCA3U9HVJ.jpgIls se disaient  nus et vides, exilés d’eux-mêmes : il faudrait partir, ne pas laisser s’exposer la mémoire où les évidences  se meurent  dans la quête  de rêves peuplés d’étoiles

C’est une lumière crue et aveuglante qui s’est accrochée à leur regard  emprisonnant le mystère de leur existence dans une obscure clarté.

Ils espéraient ce petit rien d’éclair qui rallongerait leur nuit, qui tendrait le fil au-dessus du vide où ils se tiennent en équilibre, tels des funambules sur leurs pieds d’espérance.

mercredi, 23 novembre 2011

Ils se disaient...

ils se disaient.jpgIl suffisait d’un rien pour  qu’ils percent le mystère de leur existence en toute sérénité et gonflent leurs poumons des jours à venir sans retenue, le cœur ouvert, la main tendue.

Il suffisait de peu pour qu’ils se couvrent d’un habit de lumière où glisse la violence silencieuse aux retentissements des désastres, le regard et l’esprit en éveil. 

Il suffisait qu’ils passent, se surpassent,  se croisent sans se débattre  pour étouffer les cris pour enfanter le verbe sans rivaliser le silence des malentendus.

Ils se disaient un jour. Ils se disaient peut-être…..

samedi, 19 novembre 2011

Il suffisait...

hooper 1.jpg 

Jetés au monde, les mains ouvertes aux caprices des saisons, au temps tracé, ils accueillent les heures fécondes qui soufflent les promesses d’étoiles comme autant d’inspirations aux vertiges improvisés et éphémères.

Il aurait suffi d’un signe pour qu’ils esquissent un sourire sur leur visage, pour que la lumière ravive leur regard éteint  pour qu’ils s’immobilisent au bord du vide en toute sérénité.

Il suffisait de peu pour qu’ils respirent, le cœur léger, les espérances au vent, les herbes fraîchement coupées pour qu’ils  entrouvrent la porte close des à venir, pour qu’ils sillonnent les chemins des utopies…

jeudi, 10 novembre 2011

.../...

 

rêves.jpg

Ne regarde  pas l’heure impassible et effrayante dont l’aiguille  se plante au cœur des blessures dévoilant  les cicatrices sur la cible des souvenirs  comme autant de points de suspension  sur une ligne imaginaire.

N’écoute pas les rappels sur le cadran qui sont autant de trop tard,  chuchotés sans vergogne  quand  l’oubli tente sa revanche en s’accrochant à la mémoire du silence.

samedi, 15 octobre 2011

Ne te détourne pas...

il y a1.jpgNe te détourne mais étends les mots comme on étend du linge à l’abri des rafales,au fil des lignes  des possibles.

Ne te détourne pas  et dresse les étendards aux couleurs des révoltes.

Les mots sont tendus, tantôt libérés tantôt retenus mais toujours à la barre des émotions  déferlant sur les grains de la page blanche.

Ne te  détourne pas puisque tu  as signé l’indicible voire l’invisible logés entre l’erreur et raturés à l’encre de tes yeux, à la plume des heures défiant tes trop à terre.

Ne te détourne pas  de ce que tu  as toujours su, toujours été et toujours eu, au gré des amertumes qui s’encollaient à tes pas englués.

Ne te détourne pas  pâlir n’est pas frémir mais toujours  mieux que se taire

Ne te détourne pas  pleurer n’est pas trahir

Ne te  détourne  pas aimer n’est pas mourir  juste  une faille à la raison qui se poudre d’utopies…

(Peinture de Maria D)