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les arbres n'ont pas de regret

  • Hommage à un ami: Le dernier tango

  • Fin d'une saison

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    Elle s’enfuit et pourtant

    elle demeure accrochée à l’horloge du temps,

    un temps sans aiguille

    un temps sans cadran.

     

    Cauchemar

    Comme elle a dû se sentir écartelée

    par les minutes suspendues au vide.

    par les promesses de folie

    Elle s’enfuit

    idées noires

     

    Elle s’enfuit

    Comme elle a dû s’enivrer des désespérances,

    des instants perdus et déshydratés.

     

    Elle s’enfuit

    mais les voix flottent au-dessus de ses naufrages qui sont autant de sacrifices sur des radeaux de fortune.

     

    Elle s’enfuit

    la main toute engourdie

    mais prête à marquer les points de suspension, les lettres raturées, les bribes d’une histoire défaite.

     

    Elle s’enfuit

    L’ennui se griffonne quand les silences s’éveillent aux mauvais rêves.

     

    Fuir et emporter les mots qui capitulent qui se résignent et s’éloignent.

     

    C’est le vide qui se dresse c’est la vie qui recule.

    Les mots s’effondrent et ne se relèveront pas avant la fin de l’hiver.

     

  • Les chuchoteuses

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    Mais que se disent-elles ?

    Se retrouvent-elles après un long voyage, comme seuls bagages, des chimères à se chuchoter ?

    Des histoires à se raconter dans des échanges intemporels ?

     

  • Nouvelle année

  • Joyeux Noël

    ...pour les petits et ceux devenus grands.

  • Automne...

     

     

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  • bel été

  • sans commentaire...

  • Dites-lui

    Dites lui que je pars,

    la peau meurtrie par tant de guerres

    et d’impuissance.

    Dites-lui que l’instant chagrin s’est enfin perdu

    dans les ombres du temps passé

    Dites-lui que le vent a refoulé les heures d’enfer

    Et que la tempête crache les messages d’adieu.

    Dites-lui qu’on ne se guérit pas

    Sur les restes des défaites

    Dites-lui qu’elle est venue à bout

    Des désastres affutés

  • En Farce....

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  • L'année nouvelle

    « En tant d’années je n’ai jamais renoncé à ce que la dernière heure de l’année suspendît dans l’air, en signe de prodige et de ‘‘temps arrêté’’, une fleur de givre dont notre seule imagination enfantine fixa, autrefois, le dessin simple et précis. Je ne compte pas sur des mots pauvres pour vous la rendre visible, aussi bien elle s’éteint avec la première minute de l’année nouvelle. Sans doute elle vient pour attester que d’une enfance heureuse quelque chose survit, et qu’un présent âpre ne saurait faner l’avenir. »

    (Colette)

  • Elle tisse...

     

    les derniers jours de l'année. 

  • Il suffira...

     

    Suffira –t-il de poser le beau sur cette feuille, sur ce silence

    qui se confond

    qui s’éternise

    au loin comme une empreinte

    dans ce désert englouti ?

    Suffira –t-il de cueillir le sens

    sur le dos des heures de chagrin,

    sur cette obstination de vie froissée.

     

    Elle se souvient des jours anciens

    sans trace de fêlure où se chuchotaient

    des chants d’innocence.

     

    Suffira –t-il un soir d’orage pour faire taire son errance

    et brûler ce passage

    dans le regard lointain

    sous la lumière opaque et voilée.

     

    Il y a comme une page qui se déchire

    Des regrets qui se réinventent

    Des mots tissés sur des chimères

    Des pas légers qui s’enracinent

    Sur des marelles encore tracées

     

  • Emportée par le vent...

     

    Le silence l’épie,

    l’envahit jusqu’au plus profond

    de son âme.

    Il la chavire

    crie famine à la page blanche,

    cette page désespérément blanche,

    d’un blanc laiteux

    celui de l’enfance, ponctuée et conjuguée au passé.

     

    Silence qui s’ancre dans la ride du temps

    à marcher dans le désert.

    silence qui se plaint

    de ses mains nouées,

    épuisées à remplir la feuille

    à combler le vide,

    ou à colorer la toile

    avec quelques éclats de rire

    aux couleurs d’innocence.

     

    Ce silence, c’est son désert

    aux grains de chagrin

    qui se collent à sa peau.

    C’est la trace de feu,

    gravée aux espoirs emmêlés.

    Ce silence c’est l’histoire qui se meurt,

    c’est l’histoire qui se tait et qui se partage

    pour vaincre l’ennui.

     

    Hiver 2008

  • Ouverture