jeudi, 05 novembre 2009
Il est venu le temps...
Il est venu le temps où une partie d'elle-même s'est gravée indélébile, sur chaque pierre de sa construction, chaque pierre révélant les mots dressés comme des cathédrales de papier.
Chaque pierre posée comme une lettre d'un alphabet imaginaire qu'un vieux sage pédagogue contemple selon un lexique offert en partage.
C'est un jeu de dames pense-t-elle, un jeu sans échec, sans vainqueur et sans perdant se jouant d'une tour protectrice.
Un jeu sur un plateau d'ivoire où l'évidence et le spontané refusent une quelconque stratégie.
Une invitation au voyage pour des accords majeurs, pour des chemins propices à l'abandon qui s'empruntent et se reconstruisent sans crainte d'un quelconque trébuchement.
Au fil du temps, au fil des lignes, les mots s'unissent sur les cadrans de vie avec l'émerveillement de l'enfance à parcourir les lettres pour la première fois pour des envols vers les ports de ll'indépendance.
dimanche, 01 novembre 2009
L'encre de l'oubli

La métamorphose des mots se joue dans son regard comme une révélation des maux masqués.
Jeux de mots pour des métamorphoses de soi, pour des "toi' dans des histoires d'existence estampillées sur les pages à l'encre de l'oubli.
Effeuiller les souvenirs c'est ouvrir le tombeau de ses défaites, de ses hémorragies de l'être.
Seuls les livres la délivrent, la délient d'autant de délits.
Délits, des lits de soie, délits des « toi » inventés, pour des châteaux de cartes-châteaux de sable balayés d'un geste de main sur une plage refuge de l'à venir.
samedi, 24 octobre 2009
Ricochets
Les mots sont autant de ricochets sur des mares endormies qui raniment les souvenirs des renoncements confondus.
Ils sont les corps effleurés, l'approche naïve des regards aux prémices du réel inventé.
Enfanter les mots mais renoncer à l'orage dévastateur qui s'est abattu sur des peaux de misère, dans le miroir du paraître déraciné ne renvoyant aux yeux du monde que la défaite d'un corps à corps infertile sur le vrai sacrifié.
mercredi, 14 octobre 2009
Aimer

Aimer pour aimer.
Aimer pour les regards fertiles qui narguent la raison.
Aimer pour répandre les parfums d'éternité sur des étendues désertes de l'immortalité.
Aimer pour couronner la vie à l'ombre des cadrans du temps vaincu.
Aimer pour les promesses fredonnées qui entrouvrent les brouillards des exils éphémères rompus.
Aimer pour traverser les tourments qui déferlent sur des pierres dénudées.
Aimer pour sécher les désespérances.
Aimer pour ranimer les nuits, en ivresse débordantes, en vertu de l'amour.
Aimer pour la force des combats en toute humanité qui nous tient en éveil.
mardi, 13 octobre 2009
La poésie

La poésie, pour étouffer les cris de solitude, pour arrêter le temps qui se désagrège.
La poésie pour explorer le tumulte intime, pour abriter les rendez-vous des mots qui s'offrent à la rencontre.
La poésie pour camoufler l'étendard de nos révoltes qui se diffusent comme autant de vulnérabilités à l'encre de nos silences.
La poésie pour des parenthèses aux émotions jetées, sur une toile à jamais achevée aux couleurs d'éternité.
La poésie tissée sur les anses de nos paniers d'existence rendus plus légers à te les partager.
dimanche, 11 octobre 2009
Electron libre

Elle a esquissé un sourire face à l'expression sensée traduire sa légitimité « tu es un électron libre »
Projection d'une autre légitimité commune pense-t-elle, celle de dissiper les obscurités pour atteindre une illusoire clarté de la pensée.
Tyrannie à chasser la complexité dans une mise en ordre des idées à trop les simplifier, voire à les construire avec un simplisme ravageur pour l'esprit en éveil.
Complexité sans confusion. Repenser , le "je t'aime moi non plus," "le sans toi ni avec toi" le Don Quichotte sans Cervantes, Madame de Bovary sans Flaubert.
L'esprit simplificateur ampute la connaissance elle-même dans une élucidation du réel qui rend aveugle dans un achèvement réducteur déferlant sur une béatitude entravante.
Jeter les mots à l'Autre absent, communiquer avec un destinataire imaginaire, s'exiler du monde et rompre le silence, improviser des décors dans les métaphores pour des voyages sans port d'accueil; déploiement d'ailes rognées mais être là, main tendue, regard attentif tel un guetteur du quotidien sur le fil tendu du temps.
samedi, 10 octobre 2009
Découdre sans se décevoir
Ses mains ont cessé de lui écrire, ont cessé de la faire exister et son regard s'est éloigné de ce point de lumière qui avait suscité des envols vers des ailleurs prometteurs.
Les mots, qui se couchaient à mains tendues pour des destinations de hasard empreintes des espoirs partagés sont devenus des barrages ; pas suspendus aux attentes incertaines dans des rendez-vous manqués.
L'absence suscite des points de suspension, points de suture aux blessures révélées qui sont autant de ratures sur une œuvre inachevée.
Seule, son regard s'aventure au dur labeur d'une recomposition plus salutaire dans l'inaccessible reproduction à l'identique rêvée.
Découdre sans se décevoir, sans regret et sans amertume.
mercredi, 07 octobre 2009
Hémorragie du moi
Jouer le jeu de l’existence et déchirer le voile tissé des légendes construites au gré du temps,
suspendu devant le monde.
Jouer dans un face à face avec soi-même, dans une farce à farce à la réplique « caché ce monde que je ne saurai voir ».
L’ignorance est-elle un vide - un gonflement de scénarios articulés sur des certitudes illusoires ?
Vaincre les tyrannies qui s’abattent comme autant de chapes de plomb.
Tyrannie du bonheur, tyrannie de la simplicité, tyrannie de la clarté, tyrannie du manichéisme, tyrannie de la volonté, tyrannie de l’effort, tyrannie de la béatitude, tyrannie de la culpabilité, tyrannie de la jurisprudence, du jugement dernier, du comprendre, du remède labélisé à la douleur, des faux espoirs……
Cesser de se voiler la face, et avec lucidité accepter ce que l’on sait et qui se construit sur ce qu’on ignore, condamné à la déception perpétuelle, au fiasco de ses rêves de grandeur qui fait dire « ça c’est ce que je suis » s’enfonçant avec avidité dans les profondeurs d’une âme tourmentée et revenir bredouille dans cette hémorragie du moi pour n’être personne.
dimanche, 04 octobre 2009
Les voyages falsifiés

Son regard se pose sur des scènes du quotidien qui se transforment malgré elle en pages de Duras ressuscitée, pures vues de l'esprit en vagabondage pour un spirituel empreint d'idéal face à l'immédiateté.
Histoire de passer le temps, histoire de se raconter la vie.
Des échanges muets, des clins d'œil furtifs qui se tissent comme des lignes d'écriture dans les complicités illusoires aux interprétations fugaces qui s'entremêlent à un réel falsifié.
Rendre l'âme à la complexité et à l'ambivalence dans la clarté trompeuse.
Les voyages en bus sont des décors inspirateurs.
samedi, 03 octobre 2009
La douleur s'apprivoise

La douleur s'apprivoise, se tisse et s'emmêle aux renoncements étiquetés comme autant de compromis à ses chemins d'existence.
Combien de rencontres ont annoncé les naufrages dans leurs répétitions déferlant sur les paradoxes assiégés menant à l'ombre des doutes dévoilés.
Etre là et vouloir être ailleurs. Regarder et interroger. Rêver et déserter. Créer et tout casser.
Se laisser guider par la boussole du cœur sans occulter la source des émotions qui déverse sa propre réalité aux conséquences désastreuses, de la douleur, la souffrance et l'échec dans la répétition.
Savoir mais choisir au-delà du voile dont on habille cet autre sublimé comme pour s'en protéger dans un face à face, dans une farce à farce déguisée.
Jeter les mots comme on couvre la toile de coups de pinceaux ; traces profondes pour subjuguer l'absence.
Jeter le vide au bord de l'existence pour panser les douleurs de l'incomplétude façonnée au gré du temps, au gré des désirs refoulés et continuer l'œuvre de son humanité.
vendredi, 02 octobre 2009
Des mots du lointain

Quand elle fuit les orages par crainte où par faiblesse de tant de luttes désespérées, elle se fuit un peu, emportant les mots qui se taisent ou ne peuvent plus s'accrocher aux combats de l'âme sur le fil tendu des espoirs.
Ses exils sont de pauvres réponses aux malentendus qui s'abattent sur ses paupières trop lourdes pour rester éveillée le temps d'un instant ravageur.
Comprendre les ambivalences, et les contradictions de l'esprit en puissance qui entravent les « je ne sais pas » et les « je ne sais plus » admis comme autant d'excuses au silence, comme autant de signes à la sagesse retrouvée.
Elle entend des mots du lointain qui s'entremêlent aux siens dans un partage à l'éveil commun.
Elle se protège de tous les dangers que les mots ont si souvent engendrés et gonflés, de pluies diluviennes, son regard posé, à cœur nu, à lumière déployée.
mercredi, 30 septembre 2009
Défaites avouées
Créer le vide, que pour mieux le combler par quelques touches impressionnistes ou quelques tempos harmonieux dans un rejet du réel sans talent.
Revêtir des protections illusoires, armes de papier encrées comme autant de défaites avouées
sur des champs de batailles où les vainqueurs anonymes ne se reconnaissent pas comme tels,
où les vaincus, subliment leur mémoire défaillante, dans des sursauts d'espoirs improvisés.
dimanche, 27 septembre 2009
Prisonnière

Les mots sont des gouttes d'encre qui se diffusent entre les lignes d'écriture que les lèvres meurtries retiennent au fond de la gorge dans son incompétence à se dire, sans se trahir.
Les chagrins se déploient sur un clavier anonyme masquant ce que le regard habite, ce que la parole infuse dans un décor virtuel, ce que la main caresse sur une peau marquée.
Le tragique s'installe où les mots se jettent, où le vide se déplore dans un tourbillon perpétuel pour des rendez-vous incertains avec la raison convoquée.
L'énigme se dévoile comme une mise à nue indécente au gré des souffles qui s'inventent dans les inaboutis en écho.
Accepter les défaites, accepter les victoires de l'esprit et du cœur qui vacillent sur des constructions fragiles, comme sur les ruines des émotions incertaines et éphémères.
Poser les pierres des certitudes, les cimenter d'incertitudes pour une construction provisoire à l'équilibre dérisoire aux yeux du monde, aux yeux de soi, sans regret et sans amertume pour continuer à vivre, à dire "je t'aime".
samedi, 26 septembre 2009
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Habiter le silence pour ne pas s'épuiser à reconstruire l'abandon sur les failles des chagrins provoqués.
Accrocher les mots sur des lignes à venir qui retiennent les signes d'autrefois comme autant de lignes de démarcation sur un chemin nébuleux où les chutes absorbent la parole des ombres et des révoltes.
Jeter en pâture les maux pour esquiver leur emprise sur les énigmes semées à cœur ouvert, à fond perdu.
Il est des histoires qui se réinventent de ne pas avoir été vécues, cultivées sur des champs fertiles d'émotions et de tourments gravées sur des sillons comme les cicatrices des vertiges enfantés
vendredi, 25 septembre 2009
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« Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots » (Jean jaurès)









































