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les arbres n'ont pas de regret

  • Ouverture

  • Résister et partir

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  • Et après...?


    podcast
     

     

     

     

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    ça suffit.....

  • En résonance

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    (Illustration Maria D

     

    Même si les vents

    deviennent tempête

    Si les mots féroces

    dévastent tout

    sur leur passage

    Il restera le regard

    qui imprègne le coeur

     

    Même si les guerres

    ont marqué ton visage

    De tous ces violents

    combats

    A te faire plier d’effroi

    Tu ne peux

    complètement

    Décliner

    le temps passé

    Et t’incliner de toi

  • Elsa Cayat

     

     

     

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    La vie d'Elsa Cayat s'est arrêtée brutalement, le 7 janvier 2015, dans les locaux de Charlie Hebdo, aux côtés de ses amis assassinés. Elle y tenait la chronique psy. Le texte qu'elle nous laisse sonne aujourd'hui comme une réponse à la barbarie. Intelligent, iconoclaste, «entier», dévorant nos peurs, nos interdits, nos culpabilités, il scrute l'incapacité d'aimer dans un monde «déshabité», régi par l'avoir et non l'être. Comment construire sa vie dans ce monde-là ? Comment lutter contre la peur d'être libre et la tentation de la fuite ? Comment renouer avec le désir ? Et surtout, comment devenir soi pour faire une place à l'autre ? Plongée au plus intime de chacun, là où se jouent nos filiations, voici l'ultime livre d'une femme remarquable qui pensait aussi qu'être psychanalyste, c'était sauver des vies.

  • En résonance à Maria D "Rêveuse de mots"

     

     

    or018'_1024.jpg Maria D

    Filer le temps

    avant qu’il nous tisse,

    au fil des regrets,

    une toile de tourments

     

    Filer le temps

    Et se laisser bercer

    Au gré du vent

    Au gré du jour

    A corps perdu

     

    Filer le temps

    loin

    Des pas perdus

    loin

    Du regard penché

    Sur les douceurs passées

     

    Filer le temps

    Des silences embrasés

    Des sourires d’enfant

    Et recommencer

     

    A souffler sur les grains de vie

    Grains d’espoir

    Grains de rêve

    Sur le fil du temps…

     

  • Elle ne sait jamais...

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    (illustration Maria D)

     

    Elle ne sait jamais vraiment si ça va revenir.

    Si elle peut encore tenter le monde

    Si elle peut attendre la vie

    Réinventer le rêve

    Si ça va revenir si ça peut rester.

    Si c’est encore loin.



     

    Elle ne sait jamais bien

    si ça va revenir.

    Ou si ça va finir.

    L’inespéré, une seconde, l’absolu,

    quelques lunes

    l’éphémère, toute une vie ? 

    Elle creuse, elle cherche à la lumière

    Le jour,

    Quelques perles d’écume

    Il y a bien des  souvenirs.

    Il y a bien des oublis

    Il y a aussi des semblants

    Mais elle ne sait pas si c’est ça

    Un sourire ?

    Des yeux ?

    Des riens qui cloisonnent le temps

    Enfin elle ne sait pas ou ne sait plus.

    Peut être qu’il y en a qui savent

    qui naviguent dans le courant et même  à contre courant.

    qui savent juste au gré des flots au gré des mots

    qui s’accrochent au rivage

    qui se blottissent dans les branches de la vie

    qui se soulèvent par le vent sous les semelles

    Mais,elle, elle ne sait pas

    peut-être qu’elle n’a jamais su

    Ou a oublié...

  • La vérité

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    Dans Je vous écris dans le noir, Jean-Luc Seigle donne la parole à Pauline Dubuisson, la jeune femme de 21 ans jugée pour le meurtre de son ancien fiancé, et interprétée en 1960 par Brigitte Bardot dans le film de Clouzot, La Vérité.
     
    Dans la réalité, Pauline Dubuisson a été la seule femme en France contre laquelle a été requise la peine de mort pour crime passionnel. Plutôt que de juger, Jean-Luc Seigle cherche à comprendre celle qu'on présente aujourd'hui encore comme un monstre, le diable au corps et le mal en tête. Le romancier livre sa vérité. Pour lui, Pauline Dubuisson est d'abord une victime des hommes. "J'avais très envie de travailler sur le corps des femmes, et sur la violence qui était faite au corps des femmes" raconte l'auteur. "Donc j'ai cherché une histoire, et je me suis dit : c'est elle qu'il me faut pour parler de ça".

     

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  • A l'heure qu'il est, Dieu est peut être sur le divan d'Elsa.

     

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    "La souffrance humaine dérive de l'abus. Cet abus dérive de la croyance, c'est à dire de tout ce qu'on a bu, de tout ce qu'on a cru" disait Elsa Cayat

  • Anti ces mythes disais-tu....

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  • De jolies photos d'Elsa cayat au Pérou

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  • Hommage à Elsa Cayat

     

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    Elsa Cayat : la psy de Charlie Hebdo assassinée

     

    La seule femme parmi les douze victimes des terroristes était psychiatre, psychanalyste. Une tornade, le rire aux lèvres, la liberté comme un chemin de vie. Elle tenait deux fois par mois dans l’hebdomadaire satirique une chronique intitulée « Charlie Divan ».

     

    La romancière Jacqueline Raoul-Duval est la tante du Dr Elsa Cayat, tuée mercredi dans les locaux de « Charlie Hebdo ». Elle nous fait parvenir ce texte-hommage :

    Elsa Cayat est ma nièce. Une femme que j’aime infiniment pour sa liberté d’esprit, son exigence intellectuelle, son extraordinaire gaieté. Elle rit en permanence même lorsqu’elle profère des vérités dures à entendre.

    Il faut tout dire, me répète-t-elle, n’aie peur de rien, affranchis-toi.

    Libère toutes tes forces. Éclate.

    Il y a quelques semaines, elle m’a confié au téléphone qu’au fil des années elle avait fait un tel travail sur elle-même, un travail sans concession, sans répit, – elle avait essuyé comme un marin tant de tempêtes –, qu’elle avait acquis le pouvoir de gouverner sa vie, raisonnablement. Kant, Hegel, Schopenhauer dont elle étudie encore les textes comme une étudiante avide d’apprendre, l’ont aidée à acquérir une splendide maîtrise de ses émotions. À établir une distance. Une zone de protection. Une zone de réflexion.

    Elle est peut-être la femme la plus forte que je connaisse, la plus attentive aux autres, la plus chaleureuse ; les gens très polis, polis comme un galet sans cesse roulé par la mer, sont souvent choqués par son exubérance, son extrême vivacité, elle est toujours en mouvement, elle parle très fort, rit plus fort encore, elle agite sa tête, ses longs cheveux noirs pour ponctuer ses propos et elle allume une cigarette après l’autre. Elle aime la fête, le champagne, les réunions familiales, les voyages. Cet été, avec une partie de l’équipe de « Charlie Hebdo », elle retournera au Pérou, elle veut revoir le chaman qui l’a vraiment impressionnée, l’été dernier. Tu veux venir avec nous ? ajoute-t-elle aussitôt, viens, c’est à la dure mais tu verras des choses dont tu n’as pas idée....

    Interne des hôpitaux de Paris à 22 ans, médecin psychiatre, elle s’est dès son installation constitué une énorme clientèle, des intellectuels fascinés par sa qualité d’écoute, son pouvoir d’analyse, sa fulgurance.

    Ses consultations commencent tous les jours à 8 heures, se poursuivent jusqu’à 20 heures et au-delà. Travailler, réfléchir, écrire, élever sa fille, Hortense, le plus haut possible, toujours ce besoin d’excellence, voilà ses passions.

    Son premier livre « Une femme + un homme, c’est quoi ? » a paru chez Fayard, le second : « Le désir et la putain » chez Albin Michel ; un manuscrit est en lecture chez deux éditeurs.

    Quand, pour la première fois, elle me parle de « Charlie-Hebdo » auquel elle collabore depuis quelques années, j’ai l’impression qu’elle me confie une rencontre amoureuse, tous les superlatifs défilent, elle allume une autre cigarette, elle boit une gorgée de vin pour exalter plus encore les qualités de son directeur, Charb, de son équipe, quel talent, quel courage, aucune prudence ne freine leur volonté, leur impatience de dénoncer la bêtise, l’intolérance, l’exclusion.

    Hier matin, j’ai laissé un message sur le téléphone d’Elsa pour lui dire, très mal, combien je pensais à elle, à la perte qu’elle venait de subir. Je n’ai pas imaginé une seconde qu’elle était au journal, parmi ceux qu’elle appelait «  ma deuxième famille ».

    Je ne peux pas croire que trois monstres, trois « bêtes immondes », ont, de sang-froid, réduit au silence Elsa, ma nièce très chérie.

     

     

     

     

  • En colère

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  • Meilleurs voeux...

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