samedi, 12 mai 2012
...Se répétaient-ils...

Le temps se presse, le temps s’avance mais l’heure s’attarde
à l’ombre des minutes
qui s’impatientent
volant un peu plus tes silences
accrochés à tes basques.
Le temps se presse, le temps s’avance
et entrave les moments
où tes yeux portent l’évidence de tes secrets.
Le temps se presse, le temps avance
et tu découvres l’horizon d’un au-delà
foisonnant de complaisances et de pardons.
Pas une seconde à perdre,
pas un mot retenant la main,
pas une seconde à essuyer la larme amère
qui infiltre tes désirs.
La vie fera le reste,
la vie fera le don, armes et poings sous le matelas.
Sur des terres démunies,
ils avaleront poussière d’indifférence,
suant de vœux par milliers
pour fredonner des mots désabusés.
La vie fera le reste
sur des partitions griffonnées qui se jouent d’à coups
sans accord avec des notes à genou
se répétaient-ils.
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mardi, 01 mai 2012
Ils avaient signé....
Ils avaient signé un oui en coin de page, pour que l’orgueil n’ait pas le dernier mot.
Ils se sont sentis vidés des espoirs gonflés sous leurs paupières.
Coupables de n’avoir voulu entendre ou d’avoir trop su, d’avoir tout vu.
Coupables d’étreindre la solitude que pour mieux l’étouffer, la stranguler.
Coupable d’avoir admis que l’amour avait été plus fort que tout.
Coupable d’avoir omis que l’erreur pouvait tricher l’histoire, gruger des vérités dépouillées de sens par le temps et ses mouvances.
Ils avaient tenté d’étendre les mots, de ceux qui ont du talent pour des traces posthumes comme pour courtiser les blessures sur des lignes de fortune…
20:26 | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 17 avril 2012
.../...
Ils s’étaient dits pour ne pas avoir à dire.
Ils se disaient ce qu’ils ne pouvaient dire.
Ils accrochaient leur pas aux voyages prometteurs et couraient toujours pour se sentir moins vulnérables aux pierres anguleuses écorchant leur destin.
Ils se tenaient debout, pieds nus sur l’indifférence, sans vacillement ni défaillance pour oublier leur avidité déchue.
Ils se sentaient portés par un souffle d’utopie, à l’abri de la vague déferlante…
10:15 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 07 avril 2012
Recommencer
Apprivoiser le temps s’étaient-ils dit sans crainte et sans remord et s’endormir au creux de la vague qui les emportera.
Ne pas craindre les frontières et les terres inconnues. Se coucher et se laisser bercer par le chant du vent qui fait courber les herbes folles des blessures aux couleurs délavées.
Construire, pierre par pierre un château de cristal où se propage l’insolente lumière des innocences et vivre les jours sucrés pour s’émerveiller encore.
Recommencer comme une première fois sans impatience ni essoufflement à se frayer le chemin des lendemains réconciliés.
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mardi, 06 mars 2012
Tout pour rien...
Ils avaient fière allure dans leur habit satin,
pour un ultime voyage,
pour un ultime pari,
détachés de tout.
Tout ce qui entravait leurs ailes
Tout ce qui les clouait à terre
Tout sur des images calcinées
et maintenant dispersé,
brûlé à la flamme des regrets.
Quelques gouttes d’or dans une eau claire
Quelques murmures fredonnés
Quelques prières pour faire chanter le temps,
un autre temps aux vapeurs d’apaisement
Quelques larmes de tendresse
et entendre conter les absences
aux espoirs triomphants.
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mercredi, 22 février 2012
Ils se sont pris pour des anges...

Comme une épreuve suprême,
ils ont quitté le sol des combats stériles,
sur cet espace « des petits » qui gesticulent dans le noir,
le dos tordu, la compassion comme fardeau,
et ils se sont pris pour des anges
à la conquête du temps,
sans effort et sans peine.
Ils ont trouvé la lumière,
les yeux grands ouverts
en s’écartant du monde qui les a dévorés.
C’est un autre chemin,
un nouvel envol qui se dessine sur leur peau
à la plume légère de l’oiseau en partance.
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lundi, 20 février 2012
Un adieu...
Photo Véronique Générali
Elle restera muette, les cendres répandues sur le jardin du souvenir, au gré du vent qui dispersera comme un ultime hommage, les saisons fertiles accrochées à la vie, les petits grains semés et offerts au temps.
Elle refermera le livre un instant, elle tournera les pages de la mémoire, elle le sait, le jour propice à la chaleur des humanités conquises.
Elle aura comme une pluie ruisselante aux creux des yeux pour murmurer son ultime adieu.
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mardi, 03 janvier 2012
ils oseront encore...
Ils oseront encore, reprenant leur souffle, ils attendront le jour suivant de l’an neuf l’âme embrouillée, les lacets noués au silence puisqu’ils n’ont rien à perdre, tout à rêver, tout à étreindre la ferveur à la fenêtre, les impossibles au balcon.
Ils oseront encore frôler le vent qui les emportera sur les rives des à venir ailes déployées aux oublis, résistances aux tourmentes, loin des cacophonies destructrices.
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samedi, 31 décembre 2011
2012
Ils auront envie d’y croire encore sous la lumière blafarde « oublier au seuil du ressassement éternel, leurs désespérances » que pour mieux protéger le survenir des fragiles confiances
Ils auront envie de coucher les mots sur des lignes d’utopie de revêtir les jours nouveaux d’un peu de poésie pour fredonner
BONNE ANNEE
11:06 | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jeudi, 29 décembre 2011
Apprendre....
Apprendre et désapprendre avant qu’ils ne puissent éteindre le feu des illusions, pour rêver d’autres printemps où frémissent les feuilles nouvelles.
Disperser les bonheurs froissés et attendre devant la porte close l’écho des saisons chaudes aux parfums de surprises.
Se poser peut-être sur un tapis de mousse au pied d’un arbre mort pour saisir ces petits riens, ces éclats de lumière sur leur peau dénudée qui en feront des hommes de mémoire à l’éveil.
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lundi, 26 décembre 2011
Flottants...
Ils sont restés flottants, la pluie dehors, les pleurs dedans.
Mais où vont-ils, ce grand vide à leurs pieds, cette absence profonde où se creusent autant de jamais que de pourquoi et qui les accompagnent dans une course folle aux éclats d’existence.
Quelle est cette soif à conquérir le temps à esquisser de nouveaux départs, quelle est cette peur aux imprévisibles combats ?
Ils vont apprendre leur a-t-on dit.
Apprendre que le vent fait éclore les inspirations des mendiants de douceurs, apprendre que les architectes d’espérances pourront un jour dessiner un monde d’aplomb ?
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lundi, 19 décembre 2011
Ils ne se doutaient pas...
Ils se prenaient pour des poètes en survolant les voiles de brume, déposant sur les lignes, leurs émotions sans faux fuyants à la plume d’argent.
Ils ne savaient pas que l’éveil se dresserait à la couleur du sang et que les larmes creuseraient des sillons boueux.
Ils chantonnaient des vers, tourbillonnaient pieds nus dans des danses joyeuses, le regard enguirlandé de songes, les cheveux emmêlés, les lèvres affriandées.
Ils ne se doutaient pas qu’il faudrait se tenir à l’envers pour une course effrénée les chevilles entravées, ballotés au rythme des défaillances.
Ils avançaient confiants dès le lever du jour propulsés au devant, le cœur rempli de chimères.
Ils ne se doutaient pas de l’imposture entre l’ombre ou l’exil par delà l’infini désordre du monde.
08:49 | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 17 décembre 2011
Ils savaient pas encore...
Ils étreignaient le vide poussés par le souffle des heures bleues et déployaient leurs ailes aux rêves vacillants.
Ils traçaient la route dans la ferveur sauvage, les emportant naïfs à la force de leurs humanités jusqu’à la clarté révélée.
Ils savaient pas encore la dureté de certains hivers, la férocité des combats et la blessure profonde.
Ils pensaient trouver l’or au creux des sourires des hommes au cœur des sagesses battant la douceur des espoirs satins.
Ils pensaient trouver la main caressant la peau aux éclats de demain, les visages esquissés aux contours de l’amour...
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vendredi, 09 décembre 2011
ils s'inventaient...
Ils courtisaient le temps sur des châteaux de cartes à s’inventer des paradis blancs loin des combats de sang.
Ils construisaient l’ardeur à la croisée des routes sans ombre et sans vertige pour une poignée d’étoiles comme unique fortune.
Ils suspendaient leur cœur au ravissement du vent et repartaient sereins à la tombée du jour.
Ils s’inventaient un monde entre le ciel et la terre où le jeu se dessine à la craie de l’enfance sans gagnant ni perdant.
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mardi, 06 décembre 2011
Et pourtant...
Et pourtant ils avançaient toujours, ils poursuivaient cette route tracée aux traverses de hasard, en équilibre instable. Ils se disaient que leur choix n’en était pas vraiment un, que leur regard se perdrait dans un exil involontaire, exil à tout rompre, illusions et éveils dérisoires.
A l’origine ils marquaient leurs empreintes dans la terre fertile des émotions vives. Ils traçaient leurs désirs d’une écriture cursive prometteuse des à venir.
A l’origine ils ne craignaient pas le vent, l’orage qui grondait derrière leurs paupières ni la vague déferlant sur le rivage désert.
Ils pataugeaient dans les mares de l’enfance, se fondaient aux gouttelettes d'insouciances irisées à la lumière du soleil.
Les cris couvraient leur corps de mélodies joyeuses n’entravant pas l’envol des oiseaux en partance.
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