samedi, 17 décembre 2011
Ils savaient pas encore...
Ils étreignaient le vide poussés par le souffle des heures bleues et déployaient leurs ailes aux rêves vacillants.
Ils traçaient la route dans la ferveur sauvage, les emportant naïfs à la force de leurs humanités jusqu’à la clarté révélée.
Ils savaient pas encore la dureté de certains hivers, la férocité des combats et la blessure profonde.
Ils pensaient trouver l’or au creux des sourires des hommes au cœur des sagesses battant la douceur des espoirs satins.
Ils pensaient trouver la main caressant la peau aux éclats de demain, les visages esquissés aux contours de l’amour...
10:58 | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note






















































































Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://lesarbresnontpasderegret.hautetfort.com/trackback/4019453
Commentaires
Il y a un style dans votre écriture qui va me faire revenir vous lire. A bientôt.
Écrit par : luno | samedi, 17 décembre 2011
Répondre à ce commentaireBienvenue luno et à bientôt.
Écrit par : virtuelle | dimanche, 18 décembre 2011
Ils savaient pas encore que la lave des heures bleues qui les soulevait les souleverait jusqu'au sacrifice des heures bleues au déploiement d'un vol.
Écrit par : simone | samedi, 17 décembre 2011
Répondre à ce commentaireoù ils savaient trop que le soulèvement méritait un sacrifice...
Bien à vous
Écrit par : virtuelle | dimanche, 18 décembre 2011
Une course à la promesse. Tirés devant, nous avançons repliés le long du mur du destin. Nos outres d’amour ballottées dans nos ventres. Nous ne demandons rien, et pourtant l’aube n’a de cesse de nous débrider face à l’inconnu. Nous croyons. Nous espérons la clarté qui éponge nos failles. Nous tenons debout et les jours qui viennent nous semblent être des glaçons dévalant la montagne. Nos sacs en peau de biche ont du mal à contenir la torpeur. Nous irons quoiqu’il en soit, parce que hier nous propulse autant que demain nous extirpe. Mes valises sont pleines de crépuscules mouillés.
Amitiés.
Écrit par : B. | dimanche, 18 décembre 2011
Répondre à ce commentaireIci les valises pleines se déposent le temps d'un passage dans un échange de mots aux échos entendus.
Bien à vous
Écrit par : virtuelle | lundi, 19 décembre 2011
Je pense à cette si belle chanson de Jean Gabin "On ne sait jamais...."
Écrit par : lutin | dimanche, 18 décembre 2011
Répondre à ce commentaireLe chemin est long à la mesure des ignorances consenties....
Écrit par : virtuelle | lundi, 19 décembre 2011
Franchissant le col qui sépare des demies mesures ils savaient que trop le soulèvement sans égard et leur prière -Pas encore!..dérisoire.
Écrit par : simone | lundi, 19 décembre 2011
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire