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  • La voleuse de temps...

    chemin.jpgFouler la route de l’avant

    Pour retenir la vie

    Pour conjurer la mort

    Pour étouffer le cri

    Comme ultime résistance

    Au murmure de l’oubli.

    Sur le cadran de la mémoire

    Où les aiguilles défient

    L’heure des soupirs passés,

    La  minute des regrets

    Aux dérives héritées

    Aux blessures infinies.  

    Tes mots, bouteille à la mer

    flottent au rythme

    des impuissances

    Et rien n’arrêtera la vague

    déferlant sur la page  

    où la parole s’écrit

    à l’encre des absences

    aux pas des abandons

    dans le  silence meurtri.

  • Sans détour....

    regard2.jpgRegarde cette toile effilochée, qu’au fil du temps, la main a recousue aux points des tourments et rapiécée à l’aiguille des oublis, telle une brodeuse d’un autre monde, laborieuse d’existence au service d’une œuvre à jamais achevée.

    Regarde ce chemin de broussailles aux promesses d’épines où se frayer un passage a constitué une épreuve aux démesures de mes pas, aux signes de mes trébuchements.

    Regarde ce visage masquant les rêves d’innocence d’autrefois où se gravent les ressentiments aux rides du passé, aux cicatrices qui marquent l’oubli en lutte avec les lueurs des souvenirs vagabonds.

    Regarde cet espace du présent où le virtuel habite cette île dans une langue morte qui puise ses ressources dans le lit des défaillances aux blessures comme écho à ce silence clandestin.

    Regarde ces mots, jadis petites étoiles d’espoir désormais, éparpillés aux reflets de ces  pierres amoncelées au pied d'un mur écroulé par l’ultime plainte jetée à la face de tes indifférences.

    Regarde, regarde sans détour la ligne de tes démarcations cicatrices des blessures sur mes  ailes entravées pour des envols salutaires.

    Et puis regarde la vague se retirer dans le silence, emportant, sans un cri, sans un mot,  vers la voie des murmures ancrés sous mes paupières restées closes à ton ombre furtive d'un passage déguisé.

  • Il suffit pas....

    2011.jpg

    Il suffit pas de dire

    Il suffit pas d’écrire

     

    Pour réinventer les pas

    Sur les chemins d’espoirs

    Pour des aveux froissés

    Au fond des poches trouées

     

    Il suffit pas d’attendre

    Les sourires épousés

    Pour revivre l’histoire

    De tes mots décharnés

     

    Il suffit pas d’aimer

    Pour arrêter le temps

    Des souvenirs anciens

    Pour déchirer la page

    Sous les paupières closes

    Qui masquent les tourments