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  • Et j'ai crié le point virgule ...

    la fuite.jpgJ'ai toujours préféré le point virgule au point final qui ponctue le verbe conjugué, hors des limites construites par le temps de mes défaites.

    Le point virgule déclare sa relation avec pudeur et élégance comme le feu sa flamme, aux bois séchés.

    Déclaration de cause à effet entre des propositions qui s'articulent sur la corde tendue des lignes déposées.

    Puisqu'il s'agit d'aimer pensa-t-il ; il se mit à compter à l'envers...

    J'ai toujours préféré les points de suspensions aux autres signes qui se ponctuent dans l'obscure comme des poignées de mots - poignées de mains aux fantômes ignorés.

    Points de suspensions se dressant comme des armes de papier à l'inachèvement ou aux hésitations à se perdre dans l'amplitude des promesses.

    « Il marcha sur la tête...l'envie dans le désordre, le désir sur la corde... »

    Telle une pointilliste la virgule aux mains,  elle fera le point de sa vie,  jusqu'au point mort de ses trébuchements, à scruter le trop pointilleux de ses points de départ, confrontée aux nombreux points de vue, dressés comme des barricades, à ses points de détails, jetés à la face du monde, les poings rentrés la virgule pointée...

     

  • ../..

    juste.jpgIl n'y a jamais un mot de trop dans la démesure juste des fausses notes au rythme de l'ignorance ?

  • Démesure

    images izis2.jpgC'est dans la démesure qu'elle a perdu les limites des paradoxes.

    C'est dans la démesure qu'elle a franchi pas à pas les chemins de ses débordements.

    C'est dans la démesure qu'elle a cru aux apaisements dans le partage des sincérités.

    C'est dans la démesure qu'elle a accepté les impossibles à vivre.

    C'est dans la démesure qu'elle a accepté les devenirs dans les renoncements.

    C'est dans la démesure qu'elle a recousu les effilochements d'une toile inventée à découdre et recoudre pour des points de suture sur un tissu dont elle se drapait pour ne pas avoir froid.

    C'est dans la démesure qu'elle a jeté les mots sans fausse note pour des échos étouffés.

    C'est dans la démesure qu'elle a construit ses silences comme des attentes aux promesses d'apaisements que les mots convoquaient à la barre des possibles.

    C'est dans la démesure qu'elle a consulté les fausses notes des partitions de hasard pour y trouver une harmonie dérisoire.

    C'est dans la démesure qu'elle a oublié le temps qui se défaisait de ses jours dans un compte à rebours sur un cadran vide.

    De cette démesure elle mesure l'ampleur de ses traces sur le corps meurtri où le verbe s'est substitué au geste empreint de douceur dans les replis d'une page froissée ponctuée d'un point virgule aux malentendus

  • Apaisements.

    imagesCA2UFFK6.jpgNue, elle conservera ses trésors que la vague a transportés sur des plages qu'il fallait déserter.

    Nue, elle se protègera de ses défaites et de ses révoltes que pour mieux s'habiller de ses enthousiasmes parodiques.

    Nue, elle chassera les émotions accrochées aux instants des invraisemblances conquises et balaiera les intuitions trompeuses qui se dandinaient sur ses espaces à vaincre.

    Dans des éclats de rire, éclats de vie s'effondreront les discours ténébreux des banalités suspendues aux murs clandestins des sarcasmes pervers.

    De ses essoufflements à comprendre les naufrages pour de maigres consolations dans des embarcations de fortune, aussitôt englouties, elle en a oublié de respirer le vent du large et ses parfums d'apaisement, la lumière de ses consentis entravée par les chaines de ses épanchements.

    Elle referme le livre et ses pages noircies des partages heureux, des ratures et des taches encrées des débordements que la mémoire défaillante absorbe tel un buvard réparateur des erreurs révélées.

     

  • Il faut que la patience demeure

    izis.jpgAimer c’est partager les douleurs et les apaisements ?

    L’immédiat est farouche, le présent encombré des chagrins inscrits insidieusement dans les replis de la mémoire.

    L’absence se revêt du silence des malentendus qui crispe la main à ne pouvoir se subsister au verbe.

    La peine se dilue sur les traces du passé dans les éclats des non-dits, des impurs masqués à la  lumière des supercheries.

    La mémoire défaillante couvre d’un tissu soyeux les parfums des je t’aime à l’abri des esprits qui les ont diffusés.

    Il faut que la patience demeure au cœur pour continuer à battre l’innocence au rythme des incertitudes infligées.

    Il faut que la patience demeure pour disperser les nuages d’un ciel déchiré.

  • Les mots se figent.

    1939828341.jpgLes mots se figent comme des preuves d'éternité, comme des illusions d'infini pour des aveux dérisoires.

    Les mots se figent comme des grimaces révélées dans le miroir des espoirs à recoudre.

    Les mots se figent dans la multitude des fils noués sur la chaine des  incertitudes et des doutes avoués.

    L'ouvrage à jamais abouti s'exhibe à l'intime masqué sur la trame vierge de nos naïvetés.

    Le temps témoin indifférent des enchevêtrements de nos désaccords mutile nos excès arrachés au cadran de  l'absurdité.

    Combien de nuits à scruter la vague qui déferle sur la plage désertée, à garder l'obscure sous les paupières closes et gonflées de regrets.

    Combien de jours à tisser des toiles d'existence dans la certitude des aveuglements, à recoudre  de la main fébrile les points  de suture des intuitions paradoxales, des désirs censurés que le verbe ne peut exprimer ?

     

  • Un temps pour tout, un temps pour rien.

    images le temps.jpgIl y a un temps pour tout

    Il y a un temps pour rien

    Un temps pour la réflexion

    Un temps des illusions et du rêve

    Un temps des histoires à se raconter pour tenter de vivre

    Un temps de  méditation, de doute  pour des harmonies impossibles

     Un temps des créations inabouties

    Un temps pour tuer le temps des indifférences.

    Histoire de gagner du temps sur la désespérance.

    Histoire de le prendre avant qu'il ne nous prenne.

  • Le Crépuscule des pensées

    neige.jpg« Moins on trouve d'arguments pour vivre, plus on se lie à la vie. Car l'amour que nous lui témoignons n'a de valeur que par la tension de l'absurde. »

    Cioran Le Crépuscule des pensées.

  • Premier et ultime?

    imagesCAT3OAUJ.jpgAimer ?

    Y-a-t-il un premier amour, et un ultime ?

    La première mauvaise rencontre n'est-elle pas celle avec soi-même ?

    Eprouver est-ce "se démarcher" sur des chemins connus et reconnus dont on connaît pourtant l'issue  mais qu'une forme d'amnésie hors du temps permet l'illusoire découverte originelle ressentie?

     

  • Devenir?

    imagesCA2ZA0TF.jpgQue deviens-tu ?

    Je vis des silences, des possibles murés

    Des lignes de fuite, lignes de mots dans des parenthèses virtuelles  

    Des mondes inconnus perçus dans le reflet irisé des regards de passage.

    Des devenirs, des inaboutis en retissant la toile à jamais achevée.

    Des combats à défaire, et refaire les points, points de suture qui se sont accrochés au fil du temps.

    Pour rester en éveil hors des périls et des trébuchements sur les bords escarpés.

  • avoir et être

     
    Parmi mes meilleurs auxiliaires,
    Il est deux verbes originaux.
    Avoir et Être étaient deux frères
    Que j’ai connus dès le berceau.
     
    Bien qu’opposés de caractère,
    On pouvait les croire jumeaux,
    Tant leur histoire est singulière.
    Mais ces deux frères étaient rivaux.

    Ce qu’Avoir aurait voulu être
    Être voulait toujours l’avoir.
    À ne vouloir ni dieu ni maître,
    Le verbe Être s’est fait avoir.

    Son frère Avoir était en banque
    Et faisait un grand numéro,
    Alors qu’Être, toujours en manque
    Souffrait beaucoup dans son ego.
      
    Pendant qu’Être apprenait à lire
    Et faisait ses humanités,
    De son côté sans rien lui dire
    Avoir apprenait à compter.
      
    Et il amassait des fortunes
    En avoirs, en liquidités,
    Pendant qu’Être, un peu dans la lune
    S’était laissé déposséder.
      
    Avoir était ostentatoire
    Lorsqu’il se montrait généreux,
    Être en revanche, et c’est notoire,
    Est bien souvent présomptueux.
      
    Avoir voyage en classe Affaires.
    Il met tous ses titres à l’abri.
    Alors qu’Être est plus débonnaire,
    Il ne gardera rien pour lui.
      
    Sa richesse est tout intérieure,
    Ce sont les choses de l’esprit.
    Le verbe Être est tout en pudeur
    Et sa noblesse est à ce prix.
      
    Un jour à force de chimères
    Pour parvenir à un accord,
    Entre verbes ça peut se faire,
    Ils conjuguèrent leurs efforts.
      
    Et pour ne pas perdre la face
    Au milieu des mots rassemblés,
    Ils se sont répartis les tâches
    Pour enfin se réconcilier.
      
    Le verbe Avoir a besoin d’Être
    Parce qu’être, c’est exister.
    Le verbe Être a besoin d’avoirs
    Pour enrichir ses bons côtés.
      
    Et de palabres interminables
    En arguties alambiquées,
    Nos deux frères inséparables
    Ont pu être et avoir été

  • Peu importe

    2515137723_6.jpgPeu importe les mots jetés.

    Peu importe s'ils se livrent comme des sels pour panser les blessures.

    Peu importe s'ils ne font écho qu'à un  réel sublimé. 

    Peu importe s'ils s'épuisent dans le gouffre des vides.

    Peu importe s'ils sont les agrafes sur des cicatrices gravées à vie,à vif .

    Peu importe s'ils te font exister dans l'ombre des tourments.

    Peu importe s'ils s'épuisent au fil du temps, au fil de la salive qui s'assèche du silence des exils.

    Peu importe, s'il faut défaire et détacher les points de suture des émotions troubles et  recoudre une œuvre des inspirations lointaines

    Peu importe l'ardeur démesurée et parfois corrompue.

    Peu importe le chaos imprévisible qui ressemble à une nuit sans étoile.

    Peu importe...

    Si tu m' emportes sur tes lignes de ponctuation, au fil de tes mots, au gré de la vague de tes maux et de tes éveils.

  • Juste...

     juste.jpg

    "Juste ton cœur sur le mien"

    Juste tes yeux dans mon regard fuyant

    Juste ta main  me dessinant l'horizon

    Juste ton temps sur mon cadran immobile

    Juste tes saisons, ton esprit volubile

    Juste tes mots gonflant mes rivières taries

    Inspirateurs des « peut-être » conquis

    Juste tes immédiats se fondant aux miens

    Dans des promesses de presque rien.

    Juste l'élégance de tes décors dressés

    Au gré de ton temps arrêté

    Juste  l'encre des désirs avoués

    Juste ton existence dans ton souffle

    Des émotions avouées

    Pour une proximité paradoxale

    Dans des exils forcés.

    Juste ton cœur sur le mien

    Croix de bois croix de fer

    Si je  mens je vais en enfer

    Ton coeur sur le mien

  • Parole contre les mots

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    Avide d'étoiles et de pierres de lune, les mots se livrent comme des promesses s'abattant en pluies crépusculaires sur la cruauté des trahisons enracinées.